Monsieur le Maire,
Comme vous le savez, il y a sur Roscoff depuis maintenant plusieurs mois des personnes qui fuient la guerre dans leurs pays et en recherche d’un passage vers l’Angleterre. Elles se sont initialement installées dans une ruine près du stade et du port du Bloscon.
Un collectif s’est organisé pour venir en aide, en particulier pour subvenir à des besoins de première nécessité comme la nourriture, l’hygiène, le chauffage, l’eau potable, mais aussi pour fournir des avis médicaux ou juridiques. Vous avez d’ailleurs contribué vous-même, par exemple en attribuant la gratuité de l’usage des douches sur le port.
Le collectif a entamé des démarches pour trouver des solutions alternatives à l’hébergement dans la ruine, pour des raisons évidentes d’hygiène et de sécurité. C’est chose faite pour ce mois de juin ou une communauté religieuse met généreusement à disposition quelques chambres.
Je voudrais profiter de l’occasion pour saluer la générosité d’un certain nombre de Roscovites qui se reconnaîtront, mais aussi et c’est bien naturel, de ce collectif qui regroupe des gens qui résident bien au-delà de notre commune et qui ne comptent ni leur temps, ni leur énergie.
La solution dans la communauté religieuse est provisoire et prend fin pour des raisons relatives à leur planning fin juin. Nous cherchons donc d’autres possibilités sur Roscoff pour des hébergements ainsi qu’un lieu qui pourrait servir d’accueil de jour, de lieu de repos, et même simplement un lieu de stockage pour des produits de première nécessité. Il ne fait aucun doute, devant la générosité qui s’est déjà manifestée, que nous trouverions les personnes nécessaires pour faire fonctionner ce lieu. Je vous demande donc, de nous aider à susciter des vocations parmi nos concitoyens pour cet hébergement et ce lieu d’accueil, soit par l’insertion d’un appel à générosité dans le Roscoff-Info, ou par tout autre moyen que vous jugerez adaptés.
Je voudrais conclure en rappelant quelques points.
D’abord, il est peu probable que la ville ait à gérer l’arrivée d’un nombre élevé de personnes. La petite taille du port, le faible nombre de rotations, tout cela fait que les migrants se rendent vite compte des difficultés sur place et choisissent bien souvent de ne pas rester. Par contre, il est probable au vu de la situation internationale qu’un flux régulier d’allers et venues se maintienne et justifie la demande faite précédemment.
Ensuite nous ne choisissons pas dans quel corps s’éveille notre esprit. Nous pourrions très bien être à leur place et accueillir avec soulagement le répit qui nous est offert.
Et même si nous, nous sommes préservés des horreurs des guerres, il faut nous rappeler que nos parents, nos grand-parents, nos amis ont parfois connu de telles situations et que l’accueil est notre devoir, pour traiter ces gens de la même manière que nous aimerions ou que nous aurions aimé qu’on nous traite.
Monsieur le Maire, je vous remercie.
Stéphane Audic
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vendredi 17 juin 2016
Question écrite. Conseil municipal du 17 juin 2016.
En attendant le compte-rendu du conseil de ce soir, vous pouvez déjà l'écouter [ici], et retrouver le texte de la question écrite que j'ai posé ce soir:
dimanche 16 mars 2014
L'estacade
L'estacade de Roscoff, dont le but est de fournir un point d'embarquement pour l'île de Batz à marée basse, arrive en fin de vie.
Construite en 1968, cette structure de 590 mètres de long, 2.5 mètres de large, comporte une cinquantaine de piliers en béton et se termine par la cale permettant aux passagers d'embarquer à bord des vedettes.
Des études, initiées en 2009, montrent que la structure est fragilisée (ici). Il est donc nécessaire d'envisager une action pour, soit pérenniser cette structure, soit trouver des solutions alternatives pour la liaison avec l'île de Batz.
A cette occasion, on peut constater que le texte des études citées précédemment n'est pas accessible aux Roscovites. Dans un monde moderne, de tels documents pourraient être accessibles facilement sur le site internet de la mairie par exemple. A 'Roscoff à gauche toute!', nous prônons la transparence et il est clair que des informations comme celles-ci seront communiquées à tous.
Qu'envisage-t-on dans le futur? On entend parfois évoquer le transfert de l'embarquement pour l'île de Batz vers le port du Bloscon. Mais cette solution risque de se révéler impraticable. D'abord parce que, comme ce n'était pas prévu à l'origine, il n'y a pas vraiment d'accostage possible, sauf à installer un ponton dédié ou utiliser celui de l’accueil visiteur. Ensuite parce que ce déménagement doublerait quasiment la durée de parcours, obligerait les vedettes à traverser des zones non protégées, ce qui, à certaines occasions, rendrait certainement le voyage plus pénible pour les passagers les plus sensibles au mal-de-mer. Une troisième raison est que les passagers allant à l'île de Batz ne traverseraient plus forcément le centre ville, ce qui constituerait forcément un manque à gagner pour les commerçants qui y sont installés.
La solution privilégiée est donc de réparer/refaire l'estacade. La municipalité actuelle semble privilégier, ou au moins communique essentiellement sur une solution qui serait un remplacement du tablier de la passerelle par un tablier métallique. Les estimations qu'on peut voir par-ci par-là sont de 3.4 millions d'euros de travaux, dont 40% seraient à la charge de la commune, 50% du conseil général et le reste avec des subventions d'origines diverses, soit 1.4 millions d'euros pour Roscoff. D'ailleurs, on peut s'amuser de ce que la mairie dit qu'il n'en coûtera rien à la commune puisque ce sera fait sur le budget du port. Chacun appréciera.
On peut s'interroger sur le fait de mettre un tablier neuf sur des piliers en fin de vie. D'ailleurs il semblerait que les Bâtiments de France refusent cette solution. Une solution alternative, probablement en béton, mais nous n'avons pas le texte des études, reviendrait à 6 millions d'euros, mais aurait une durée de vie de seulement 10 ans. Quelle municipalité sensée accepterait un projet de 10 ans de durée de vie, impossible à amortir. Il semblerait, toujours d'après la même source, qu'une réalisation en bois, de durée de vie illimitée, soit envisagée (il suffirait de remplacer des morceaux en cas de problème). Celle-ci aurait un coût bien plus élevé, mais sa durée de vie permettrait d'envisager bien d'autres sources de financement. Le fait que cette dernière solution implique une construction en bois ne doit pas effrayer les Roscovites. De telles réalisations existent de par le monde, et leur solidité est éprouvée. Venise elle-même est posée sur des piliers de bois. En plus, l'emploi de matériaux renouvelables est un message fort.
| Oceanside Pier à San-Diego. Une jetée en bois de 596 m. de long. (Photo wikipedia Bill Newman) |
Nous aimerions que ce sujet de l'estacade, qui va probablement être celui qui va le plus grever les finances locales dans les prochaines années ne soit pas occulté par la municipalité actuelle.
En guise de conclusion, l'île de Batz, par le trio Kan Tri (Patrick Ewen, Gérard Delahaye, Mélaine Favennec).
vendredi 13 décembre 2013
Un joyau dans son écrin de verdure
A proximité du port du Bloscon, on peut difficilement manquer ce magnifique monument dont les murs gris commencent à être recouverts d'algues rouges du plus bel effet. Cette magnifique construction est un joyau dans son écrin de verdure.
Comme le plaisir est trop grand, on ne peut pas s'empêcher d'en redemander. Voici donc deux autres photographies du monument.
Comme le plaisir est trop grand, on ne peut pas s'empêcher d'en redemander. Voici donc deux autres photographies du monument.
Les spécialistes de l'histoire de Roscoff pourront nous éclairer sur l'origine de ce monument. Civilisation extra-terrestre? Ancienne société secrète? Cette organisation était doté de pouvoirs surnaturels, car il en fallait certainement pour oser une construction pareil dans un tel endroit. Et du culot, il en fallait aussi pour autoriser une telle construction dans un tel endroit.
Toujours est-il que cette civilisation s'est éteinte avant l’achèvement de son chef-d’œuvre, et ceci nous amène à nous poser une question plus terre-à-terre. Celle du devenir de cet œuvre. Non-achevée depuis tant d'années, son permis de construire est caduque. Il serait peut-être temps alors de restituer ce lieu à son utilisation première: l'agriculture.
jeudi 5 décembre 2013
O combien de parkings, combien de lampadaires
Comme chacun sait, l'énergie est bon marché et on peut donc la dépenser sans compter. C'est ce qu'on peut constater en se promenant la nuit au port du Bloscon, où le parking réservé aux plaisanciers vous accueille pour vos piques-niques nocturnes, vos entrainements de roller, vos parties de cartes. Si pour d'autres activités vous désirez un éclairage plus intime, il va falloir chercher ailleurs.
Pour se donner bonne conscience, le concessionnaire des lieux a choisi de doter le port de magnifiques éoliennes de type Darrieus. Combien de tours d'hélices pour l'éclairage nocturne des parkings?
Merci à l'auteur de la photo du haut, ainsi qu'au promeneur noctambule qui nous a signalé l'info.
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Pour Roscoff à Gauche Toute!, Stéphane Audic
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